La Ville de Québec souhaite mener des travaux de protection des berges du fleuve Saint-Laurent pour contrer l’érosion afin d’assurer la sécurité des usagers et préserver les infrastructures touristiques et urbaines en place. Ces travaux seraient réalisés entre les lots 1 315 062 et 1 315 094 du cadastre de la Ville de Québec, situés entre le terrain de la Garde côtière canadienne et le début des encaissements de bois près du bassin Brown dans le secteur Notre-Dame-de-la-Garde, sur des terrains appartenant à l’Administration portuaire de Québec et à la Ville de Québec.
Le projet consisterait à enrocher le talus en érosion avec de la pierre de différents calibres sur une distance de 414 m linéaires. La superficie totale d’empiètement en milieu marin serait d’environ 6 500 m2 et l’empiètement en milieu terrestre serait d’environ 1 500 m2. Le projet nécessiterait le déplacement et l’entreposage temporaire de mobilier urbain et d’équipements fixes, l’aménagement d’une aire d’entreposage des matériaux, d’une aire de stationnement et de ravitaillement de la machinerie, l’aménagement d’un chemin d’accès à la plage et de barrières à sédiments ainsi que l’excavation d’une tranchée au bas de la pente pour ancrer le pied d’enrochement, l’exécution de travaux de reprofilage de la pente, la mise en place d’une membrane géotextile, l’utilisation de pierres filtres de 100 à 300 kg, l’utilisation de pierres de carapace de 1 à 3 tonnes et la végétalisation de la berge.
La Ville de Québec réaliserait ce projet sur une période de dix ans en deux ou trois tronçons dont le premier serait prévu en 2013. Le coût du projet est estimé à 600 000 $ par tronçon de 200 m. La durée des travaux est estimée entre six à huit semaines par tronçon.
Les répercussions prévues par le promoteur et les mesures d’atténuation proposées dans l’étude d’impact
Selon l’étude d’impact, les activités du projet pourraient avoir des répercussions sur les milieux biologique et humain.
Le promoteur mentionne que les travaux pourraient perturber la qualité des eaux par la mise en suspension de particules générées par les travaux d’excavation et de reprofilage de la pente ainsi que durant la mise en place de l’enrochement. Pour prévenir le ruissellement des sédiments vers le fleuve, le promoteur installerait des barrières à sédiments et éviterait les travaux d’excavation au moment de forts vents, de périodes de crues ou de fortes pluies. Pour limiter la contamination de l’eau et des sols par la machinerie utilisée, le promoteur réaliserait les travaux à marée basse et la machinerie ne pourrait circuler dans le littoral du cours d’eau. Le promoteur précise qu’il existe un très faible potentiel d’habitat pour la faune aquatique dans le secteur des travaux et estime que les méthodes de travail proposées limiteront la perturbation de l’habitat du poisson.
Quant à la perturbation de la circulation et des activités récréotouristiques, le promoteur mettrait en place une signalisation claire indiquant les contraintes imposées par les travaux (voie obstruée, détour, stationnement interdit, etc) afin d’orienter adéquatement les automobilistes ainsi que les usagers de la piste cyclable et du parc Notre-Dame-de-la-Garde.
Pour obtenir l’information sur
le projet, vous pouvez consulter la documentation
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