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AOÛT 2026
VUES SUR LE BAPE
UN ACCUEIL DIGNE DE VOTRE IMPORTANCE
Vous hésitez à participer à une consultation publique du BAPE? À la lecture de cet article, vous verrez que vous pouvez réellement changer la donne et que nous avons à cœur de vous offrir une expérience positive. Deux membres de notre équipe vous expliquent.
« À la base de nos rapports, il y a les préoccupations qu’on entend, les opinions exprimées par les citoyens et citoyennes qui participent à nos travaux », lance Marie-Eve Fortin, membre à temps plein. En effet, la prise en compte de votre point de vue est au cœur de la mission du BAPE. Ses commissions mettent en place une série de mesures pour que vous vous sentiez à l’aise, écoutés et respectés lors des séances publiques. Elles veulent vous entendre! Elles veillent donc à créer des conditions propices afin que vous puissiez vous informer et vous exprimer sur des projets qui vous touchent.
À qui aurez-vous affaire?
Lorsque le ou la ministre responsable de l’Environnement confie un mandat au BAPE, la présidence de l’organisation forme une commission d’enquête. Elle est généralement composée d’un président ou d’une présidente et d’un ou de quelques commissaires choisis parmi les membres du BAPE.
Marie-Eve Fortin souligne que cette étape est exempte de toute influence extérieure. « Pour le citoyen, il est important de savoir que le travail des gens qui mènent l’audience publique et l’enquête n’est pas teinté par la politique », précise-t-elle. Les membres du BAPE sont liés par un code de déontologie, qui les enjoint à faire preuve d’indépendance et d’impartialité. En fait, les principes qui sous-tendent ce code s’appliquent à l’ensemble de l’organisation.
Les commissaires détiennent les compétences nécessaires au traitement des enjeux relatifs au projet à l’étude. Ils sont accompagnés d’une équipe formée de collègues du BAPE, qui les appuient dans leurs travaux. Ceux-ci sont attitrés à l’analyse, au soutien administratif, aux communications et à la coordination. D’ailleurs, la personne qui assume cette dernière responsabilité agit comme agente de liaison entre la commission et vous, en plus de veiller à la logistique des séances. C’est elle qui vous accompagne lorsque vous vous impliquez dans une consultation publique.
Comment vous accueillera-t-on?
Coordonnatrice au BAPE, Rachel Sebareme a l’habitude de rassurer des citoyens et citoyennes, et de répondre à leurs questions. « Ceux et celles qui participent pour la première fois, qui n’ont pas l’habitude des audiences du BAPE et qui veulent savoir comment ça se déroule, on leur dit : concentrez-vous sur la commission, adressez-vous à elle. C’est elle qui redirige les questions, donc, vous n’avez pas à vous en faire », illustre-t-elle. Le BAPE recommande aux gens de simplement poser leurs questions au mieux de leurs capacités. Si la commission n’est pas certaine de bien en comprendre le sens, le président ou la présidente les aidera à les reformuler. Ensuite, il ou elle les redirigera vers les personnes aptes à y répondre.
Comme coordonnatrice, Rachel Sebareme a à cœur la participation de toutes les personnes. « On veut que les citoyens et citoyennes participent, alors il faut prendre le temps de répondre à leurs questions. Tout le monde mérite d’être bien accompagné. C’est ça, mon travail. Lorsque quelqu’un écrit un mémoire, c’est aussi important pour nous que pour la personne qui l’a écrit », poursuit-elle.
Marie-Eve Fortin partage également ce souci de traiter tous les participants et participantes avec le plus grand égard. « Les consultations doivent être équitables pour toutes les parties prenantes », insiste-t-elle. Qu’il s’agisse d’un citoyen ou d’une citoyenne, d’un élu ou d’un organisme reconnu en environnement, tous sont considérés avec la même attention. « Aucun intervenant ne sera pris plus en considération qu’un autre. Au final, ce sont les faits qu’on regarde, on s’intéresse à ce qu’ils nous disent », ajoute-t-elle.
Une participation réussie passe d’abord par un espace accueillant et ouvert, où chacun et chacune peut poser ses questions et faire entendre son point de vue. C’est dans cet esprit que Rachel Sebareme accompagne les personnes qui participent aux consultations : « Vous voir participer, ça nous fait du bien, on est là pour ça. On est là pour vous entendre. »
Concernant les citoyens et citoyennes qui désirent se renseigner sur le projet à l’étude, Marie-Eve Fortin souhaite qu’ils repartent des séances publiques avec l’information recherchée et le sentiment d’avoir contribué aux travaux de la commission. Les gens prennent la peine de venir au microphone et de poser des questions. S’ils ne reçoivent pas nécessairement la réponse qu’ils veulent entendre, elle espère néanmoins qu’ils obtiennent la meilleure réponse possible et dans un cadre leur permettant de se sentir à l’aise et de s’exprimer librement. « Le citoyen pose sa question, puis il retourne chez lui. Il faut qu’il sente qu’il n’a pas fait ça pour rien, il doit y avoir un sens à son geste. C’est important et c’est l’un des défis que nous voulons relever à chaque séance publique », confie-t-elle.
Quel pouvoir avez-vous?
On l’a vu, vous êtes essentiels à la réflexion des commissions. « L’expertise terrain, ce sont les citoyens et citoyennes qui la détiennent », insiste Marie-Eve Fortin. Mais pouvez-vous réellement changer la donne? « Certainement! Les gens ont le pouvoir d’influencer le cours des choses en venant au BAPE. Ils ont l’occasion de participer à la bonification des projets en posant des questions et en exprimant leur point de vue. Par exemple, ils peuvent remettre en question la prise en compte d’un impact du projet et des mesures d’atténuation. Donc, ils détiennent un réel pouvoir d’influence sur la décision gouvernementale. C’est pour ça qu’il est important de participer », affirme-t-elle.
En effet, les préoccupations et les points de vue exprimés par la population sont pris en considération par la commission et font l’objet d’un chapitre de son rapport. Celui-ci est ensuite transmis au ou à la ministre responsable de l’Environnement afin de contribuer à éclairer les choix du gouvernement. Après quoi, il ou elle le rend public.
Ne vous reste qu’à passer à l’action. Lorsqu’un projet susceptible de vous toucher sera examiné par le BAPE, informez-vous, posez vos questions et faites entendre votre point de vue. Ça vaut le coup!
Pour plus d’information : Participer au BAPE